jeudi 28 novembre 2013

Lagunimages 2013 au Bénin

Une programmation multidimensionnelle

Bientôt, en décembre 2013, le Festival ’’Lagunimages’’ à Cotonou. L’information substantielle qui ressort de la conférence de presse tenue, le samedi 23 octobre 2013, au siège de cette manifestation culturelle du cinéma.

Du 5 au 8 décembre 2013, le Festival ’’Lagunimages’’, tient sa septième édition à Cotonou. Christiane Chabi Kao, Présidente de l’Association du même nom que l’événement, et Noélie Noudéhou, Directrice du Festival, en ont informé les professionnels des médias, le samedi 23 octobre 2013, au Quartier ’’Les cocotiers’’. Si le thème en est « Cinéma et cultures urbaines », il s’agira pour ’’Laguinimages’’ 2013, selon la seconde personnalité, de faire valoir un ensemble d’activités culturelles de grand public, qui prendront en compte des arts parallèles au cinéma, tels que la musique, la peinture, la danse et la mode. A cet effet, le rap, le slam, les graffitis et les danses ghanéenne et brésilienne que sont l’azonto et la capoeira, seront à l’honneur pour meubler quatre bons jours de divertissement instructif que des projections cinématographiques de poids viendront enrichir davantage, surtout que ce sont des films africains ayant reçu l’Etalon de Yennenga, la plus grande distinction du Festival panafricain du cinéma de Ouagadougou (Fespaco), du Burkina Faso.
Toujours à en croire Noélie Noudéhou, neuf lieux de projection sont retenus pour faire partager au public des instants collectifs de dégustation de la richesse cinématographique africaine. Ce sont le siège du Fitheb, les Instituts français de Cotonou et de Parakou, le village de pêcheurs de Fidjrossè-plage, l’Université d’Abomey-Calavi, le Collège d’Enseignement général Océan de Cotonou, l’Ecole primaire publique de Godomey, la Place Togoudo d’Allada et le marché de Godomey.
Par ailleurs, les films prévus pour les différentes projections sont réparties dans les cinq sections « Images thématiques », « Vision intérieure », « Cycle Junior », « Les Etalons de Yennenga » et « Le Brésil », du nom du pays qui est l’invité spécial de cette septième édition de ’’Lagunimages’’. D’ailleurs, le film d’ouverture du Festival, intitulé « Pedra da memmoria » se trouve étroitement lié à cette nation.
En outre, les explications de la Directrice de ’’Lagunimages’’, au cours de la conférence de presse du samedi 23 novembre dernier, a permis aux journalistes culturels de comprendre que l’édition 2013 de ce Festival ne se serait pas donnée les moyens de produire un impact porteur si ses planificateurs n’avaient pas mis en place un processus de formations et d’échanges entre les acteurs du cinéma et diverses composantes du public dont les relations avec la cinéma et les arts parallèles prévus ne souffrent, ce qui permet de noter la programmation de cinq ateliers, d’un forum, de deux découvertes et de quatre rencontres.
Premièrement, les séances de renforcement de capacités concernent respectivement « L’acteur face à la caméra », « Réalisation et production d’un documentaire pour la télévision », « Initiation à la réalisation d’une fiction et d’un documentaire court-métrage », « Slam » et, enfin, « Flash mob et danses urbaines ». Quant au forum, il se déroulera, le 7 décembre prochain, à l’auditorium du Fitheb, sur le thème : « Périphérie au centre dans la production cinématographique brésilienne : une histoire de continuité et de ruptures ». Il s’agit d’une communication qu’animera Emi Koide, Professeur à la Faculté de Communication et des arts de la ville de Saô Paulo, au Brésil. Avant les quatre rencontres d’ordre professionnel qui se tiendront, respectivement, les 4, 5, 6 et 8 décembre, prenant en compte les cérémonies d’ouverture et de clôture, une soirée de bienvenue et une « leçon de cinéma », le Festival tient deux « Découvertes » fondamentales, celle des taggeurs béninois, d’Afrique et d’Europe, par des photographies qu’exposera Franck Chabi Kao, d’une part, et celle de la danse brésilienne ’’Capoeira’’, à travers la démonstration de Mamoudou Fassassi, d’autre part.
De belles fleurs d’un programme richement conçu dont on attend les fruits pour juger de la qualité.

Marcel Kpogodo

vendredi 4 octobre 2013

Cinquantenaire de l’Institut français du Bénin


Des sensations artistiques chaudes pour un trimestre bien époustouflant !

Un fleuve de manifestations plastiques, musicales et d'autres natures, très savoureuses. Voilà le grand menu sur lequel a communiqué Sylvain Treuil, Directeur de l’Institut français de Cotonou, face aux journalistes culturels. C’était lors de la conférence de presse tenue dans l’après-midi du mercredi 2 octobre 2013, à l’auditorium de son institution. Ces manifestations auront lieu dans le cadre de la commémoration du cinquantenaire de l’Institut français du Bénin. Apparemment, le public béninois en redemandera.

Sylvain Treuil

Angélique Kidjo, Didier Awadi, Zeynab, Tola Koukoui, Alougbine Dine, Koffi Kôkô, Mamane, Romuald Hazoumè, Dominique Zinkpè, notamment. Tous domaines artistiques confondus, voici les têtes d’affiche d’un trimestre culturel qui se déroulera, du 5 octobre au 14 décembre 2013, dans le cadre de la commémoration du cinquantenaire de l’Institut français du Bénin. La substance de ce qu’il fallait retenir de la conférence de presse tenue par Sylvain Treuil, Directeur de l’Institut français de Cotonou, le mercredi 2 octobre 2013, à l’auditorium de l’institution.
Du côté de la musique, une flopée de stars au rayonnement aussi bien international que national se succèderont dans la programmation, pour le grand plaisir des mélomanes béninois, entre autres. Le clou, le 14 décembre 2013, à 20h30, avec un quartuo inédit dans lequel évolueront Jolidon Lafia, Zeynab, Jean Adagbénon et le trio Tériba ; selon Sylvain Treuil, ce sera « un événement festif dans lequel ces artistes et groupe joueront ensemble, les uns interprétant les morceaux des autres ». Douze jours avant eux, le 2 décembre, la diva, Angélique Kidjo, se produira au même lieu et à la même heure et, un mois plus tôt, le Bénino-sénégalais, Didier Awadi, dans la consistance de la verve qu’on lui connaît, incendiera le même théâtre de verdure.
Dans un registre plus nostalgique, Poly-rythmo officiera, le 26 octobre, toujours aux mêmes lieu et heure, diffusera des instants musicaux, laissant communier des générations de Béninois, dans une universalité thématique ayant ouvert à ce Groupe, plusieurs mois plus tôt, les portes du monde entier. Officieront, à cet effet, les Vincent Ahéhéhinnou Dossa, Cosme Anago, Désiré Ajanohun, Gustave Eustache Bentho, Dègbo Moïse Loko, Vital Adédjobi Assaba, Augustin Pierre Loko, Célestin Honfo Congas et Roland Giblas.
Près d’un mois après cet événement qu’aucun Béninois digne de ce nom n’a intérêt à rater, l’Institut français aura cultivé la même veine nostalgique avec les feux GG Vikey et Gnonnas Pedro, qui seront dignement interprété, respectivement, par Dag Jack et Gill Gnonnas, dans un accompagnement de l’Orchestre Black Santiago !

Univers des Arts plastiques
De grands noms parmi les plus respectables du secteur susciteront la concentration du public, dès ce samedi 5 octobre : Romulad Hazoumè, Dominique Zinkpè, Aston, Gérard Quenum, Simonet, Tchif, Charly d’Almeida, notamment, sous le couvert de ce que le Directeur Treuil appellera le « rendez-vous culturel de la rentrée », qui se décline en une grande exposition dénommée « Hommage » et qui capitalisera la reconnaissance de ces artistes vis-à-vis de l’ex-Centre culturel français et de l’actuel Institut français, qui leur a permis de mener des expositions, de faire connaitre leur pratique artistique, de découvrir des débouchés vers l’extérieur, d’où une notoriété qui fait, aujourd’hui, aussi bien leur fierté que celle de l’Institut français.
En ce samedi 5 octobre, jour du lancement officiel des manifestations culturelles de commémoration des cinquante années de l’Institut français du Bénin, deux phases, selon le même communicateur, sont prévues : la première, celle du vernissage officiel de l’exposition « Hommage » : elle donnera lieu à des allocutions attendues de l’Ambassadrice de France au Bénin et du Ministre béninois de la Culture. La seconde se réalisera par la tenue d’un événement de pure coïncidence : ’’La Nuit blanche’’, « une manifestation internationale existant depuis 1 an et qui associe création contemporaine et performance artistique », continuera à expliquer M. Treuil ; ce seront des performances artistique de 15 à 20 minutes.

Dans d’autres registres culturels
Les précisions fournies par le Directeur de l’Institut français de Cotonou permettent de s’attendre à deux autres rendez-vous de grande portée : le 9 novembre, la prestation de l’humoriste, très connu sur Radio France internationale (Rfi), Mamane, à travers sa chronique journalière du « Gondwana », sur ce canal d’information. Il aura donc 90 minutes, à cette date, à partir de 20h30, au Théâtre de verdure, pour épater davantage par sa très observatrice sagacité sur les mœurs de l’Afrique contemporaine, sur le fondement de sa « République très très démocratique du Gondwana ».
Une semaine plus tard, selon les mêmes repères de lieu et d’heure, Koffi Kôkô interviendra dans un spectacle solo de danse intitulé, de manière par trop contrastée, « La beauté du diable », qui est annoncé, ce 16 novembre, pour mettre en relief les appréhensions spécifiques, occidentale et africaine, de la dualité Dieu/Diable. La musique du spectacle sera assurée par Achille Acakpo.
Voilà donc 9 grands rendez-vous d’un réel régal culturel, qu’il serait peu satisfaisant pour soi de ne pas honorer.

Marcel Kpogodo